Coulemelle (Macrolepiota procera) au grand chapeau écailleux en forme de parasol
Excellent comestible · Lépiotacées

Coulemelle
Le grand parasol des bois

Macrolepiota procera

Toxicité
Excellent comestibleChapeau seul, pied à rejeter
Saison
Avril — OctobreSurtout de juillet à octobre
Habitat
Bois clairs, lisières, présFeuillus, landes, clairières
Odeur
AgréableRappelle la noisette
Famille
LépiotacéesAnneau coulissant caractéristique
01 — Présentation

La star
des sous-bois

La Coulemelle (Macrolepiota procera) est l'un des plus grands champignons comestibles de nos forêts, connue aussi sous les noms de lépiote élevée, parasol, Saint-Michel ou baguette de tambour selon sa forme au fil de sa croissance.

C'est un excellent comestible, très facile à repérer grâce à sa taille impressionnante — jusqu'à 30 cm de chapeau et 35 cm de pied. On ne consomme en général que le chapeau des sujets jeunes, le pied étant systématiquement trop fibreux.

Elle appartient à la famille des Lépiotacées. Sa grande taille adulte est en elle-même une protection : le genre Macrolepiota est entièrement comestible, contrairement aux petites lépiotes brunes qui comptent des espèces mortelles.

Toxicité
Aucune
Chez l'adulte de bonne taille
Intérêt culinaire
Excellent
Un classique très recherché
Fréquence
Très commune
Lisières, prés, bois clairs
02 — Identification

Comment la
reconnaître ?

Sa taille impose le respect : un anneau qui coulisse librement sur le pied et un pied chiné de brun achèvent de la rendre facilement identifiable.

Chapeau
Jusqu'à 30 cm, avec mamelon et écailles brunes sur un fond plus clair.
Lames
Libres, serrées, blanches puis crème avec l'âge.
Pied
Long (15 à 35 cm), creux, chiné de brun, bulbe à la base, anneau blanc frangé coulissant.
Chair
Blanche ou crème, tendre, saveur douce.
Odeur
Agréable, de noisette.
Famille
Lépiotacées, genre Macrolepiota — entièrement comestible, à condition de ne récolter que des sujets de belle taille.
Critère absolu
La coulemelle est très facile à repérer par sa grande taille. À consommer jeune, pied à rejeter. Attention aux petits exemplaires (moins de 10 cm), qui peuvent être confondus avec de petites espèces brunes mortelles.
03 — Quand la trouver

Calendrier
de fructification

Elle apparaît d'avril à octobre, avec une présence plus soutenue de juillet à octobre selon l'humidité et les régions.

Jan
Fév
Mar
Avr
Mai
Jun
Jul
Aoû
Sep
Oct
Nov
Déc
04 — Où la trouver

Habitat
& distribution

Elle pousse dans les bois clairs de feuillus, en lisières, dans les prés non entretenus, les landes à bruyères et genêts, et les clairières.

Espèce très commune, elle apparaît souvent en cercles ou en files le long des haies et des chemins forestiers, loin des sous-bois denses et sombres.

Repère utile
Cherchez-la en bordure plutôt qu'au cœur de la forêt : la coulemelle affectionne la lumière des lisières, prés et clairières bien davantage que les sous-bois touffus.
05 — Confusions

Peut-on
la confondre ?

Les grands sujets ne posent guère de problème. Le vrai risque concerne les petits exemplaires, à ne jamais cueillir sans certitude absolue.

Lépiote déguenillée (Chlorophyllum rhacodes)
Également comestible. Plus petite, écailles plus grises et prononcées, pied lisse non chiné, chair rougissant à la coupe.
Lépiote grêle (Macrolepiota gracilenta)
Comestible. Du même taxon que la coulemelle, silhouette plus élancée et fine, anneau simple à double.
Amanite panthère (Amanita pantherina)
Toxique. Peut tromper de loin, mais son anneau est simple et fixe (ne coulisse pas), et son pied est niché dans une volve, absente chez la coulemelle.
Petites lépiotes brunes (dont la lépiote brun-rose)
Mortelles. Toujours de petite taille (moins de 8-10 cm), pied non chiné, anneau peu visible et non coulissant. Ne jamais confondre avec un jeune sujet de coulemelle.
Règle de sécurité
Ne récoltez que des sujets de belle taille (chapeau de plus de 10 cm) : c'est le meilleur moyen de rester dans le genre Macrolepiota, entièrement comestible, et d'écarter d'emblée les petites lépiotes mortelles.
Comestibilité & précautions

Excellent comestible,
quelques précautions simples

La Coulemelle est l'un des champignons les plus sûrs à cueillir, à condition de respecter une règle simple : ne récolter que des sujets de belle taille et ne consommer que le chapeau.

Ce qu'il faut savoir
  • Pied trop fibreux, systématiquement écarté au profit du seul chapeau
  • Petits exemplaires (moins de 10 cm) à éviter, risque de confusion avec des lépiotes mortelles
  • Nettoyage à sec recommandé, au pinceau ou à la brosse plutôt qu'à l'eau
  • Saveur douce et fine, rappelant la noisette
  • Genre Macrolepiota entièrement comestible chez l'adulte de belle taille
Pour bien la préparer
01
Sélectionner des chapeaux jeunes, encore fermes, de belle taille (plus de 10 cm).
02
Retirer le pied, trop fibreux, et ne garder que le chapeau.
03
Faire revenir à la poêle avec un peu de beurre ou d'huile d'olive, en escalope entière ou tranchée.
04
En cas de doute sur un petit exemplaire, ne le récoltez jamais, et faites contrôler toute récolte ambiguë par un pharmacien ou une association mycologique.
Questions fréquentes

Tout savoir sur
la coulemelle

La coulemelle est-elle comestible ?
Oui, c'est un excellent comestible, l'un des plus réputés de nos forêts. On ne consomme en général que le chapeau des sujets adultes, jeunes de préférence, le pied étant trop fibreux.
Comment reconnaître la coulemelle ?
Très grand champignon (chapeau jusqu'à 30 cm) avec mamelon et écailles brunes, lames libres blanches, long pied creux chiné de brun avec un bulbe à la base et un anneau blanc frangé qui coulisse librement.
Où et quand trouver la coulemelle ?
Dans les bois clairs de feuillus, en lisières et dans les prés, d'avril à octobre.
Avec quoi peut-on confondre la coulemelle ?
Avec la lépiote déguenillée et la lépiote grêle, sans danger, mais aussi avec l'amanite panthère, toxique. Les petits exemplaires de moins de 10 cm sont les plus risqués, car ils peuvent être confondus avec de petites lépiotes brunes mortelles.
Pourquoi ne récolter que les grands exemplaires ?
Le genre Macrolepiota, auquel appartient la coulemelle, est entièrement comestible et se distingue par sa grande taille adulte. Les petites lépiotes brunes, elles, comptent des espèces mortelles comme la lépiote brun-rose : ne jamais cueillir de petits exemplaires ambigus.