Amanite jonquille (Amanita junquillea) au chapeau jaune orangé parsemé de flocons blancs
Champignon toxique · Amanitaceae

Amanite jonquille
Un jaune à ne pas cueillir

Amanita junquillea

Toxicité
ToxiqueTroubles digestifs et neuropsychiques légers
Saison
Été — AutomneSelon les conditions locales
Habitat
Conifères & bois mixtesSols sableux ou acides
Volve
Mal formée1 à 2 bourrelets sur le bulbe
Famille
AmanitaceaeGroupe de l'amanite panthère
01 — Présentation

Un jaune
trompeur

L'Amanite jonquille (Amanita junquillea, parfois classée sous le nom d'Amanita gemmata) est un champignon toxique au chapeau jaune vif, souvent semé de flocons blancs. Elle appartient au même groupe taxinomique que l'amanite panthère et l'amanite tue-mouches, dont elle partage la famille de toxines.

Sa consommation peut provoquer des troubles digestifs et parfois des symptômes neuropsychiques légers, sans commune mesure toutefois avec la sévérité du syndrome panthérinien.

Elle appartient à la famille des Amanitaceae. Sa volve mal formée, réduite à un ou deux bourrelets sur un bulbe peu marqué, la rend difficile à distinguer d'autres amanites jaunes au premier regard.

Toxicité
Modérée
Troubles digestifs, parfois neuropsychiques
Identification
Délicate
Volve mal formée, peu visible
Fréquence
Assez commune
Bois de conifères et mixtes
02 — Identification

Comment la
reconnaître ?

Un critère mérite une attention particulière : sa volve mal formée, réduite à un ou deux bourrelets peu visibles au-dessus de la base bulbeuse.

Chapeau
Jusqu'à 10 cm, jaune pâle à jaune orangé vif, souvent parsemé de flocons blancs.
Lames
Libres, blanches ou jaune très pâle.
Pied
Jusqu'à 15 cm, blanc, muni d'un anneau fragile. Base bulbeuse avec une volve mal formée, réduite à un ou deux bourrelets.
Chair
Blanche.
Toxines
Du même groupe que l'amanite panthère (dérivés de l'acide iboténique). Responsables de troubles digestifs et parfois neuropsychiques légers.
Confusion
Souvent proche de l'amanite citrine par la couleur, mais volve et anneau plus fragiles et mal définis.
Critère absolu
Déterrez toujours le pied en entier. Une volve mal formée, réduite à un simple bourrelet sur un bulbe peu marqué, doit alerter — ne comptez jamais uniquement sur la couleur du chapeau.
03 — Quand la trouver

Calendrier
de fructification

Elle apparaît de l'été à l'automne, selon les conditions d'humidité locales.

Jan
Fév
Mar
Avr
Mai
Jun
Jul
Aoû
Sep
Oct
Nov
Déc
04 — Où la trouver

Habitat
& distribution

Elle pousse principalement dans les forêts de conifères et les bois mixtes, sur des sols souvent sableux ou acides.

Son habitat et sa couleur recoupent ceux de l'amanite citrine, ce qui rend d'autant plus nécessaire l'examen attentif de la base du pied avant toute récolte.

Précaution
Toute amanite jaune trouvée en forêt de conifères doit être examinée avec prudence. Vérifiez systématiquement la volve et l'anneau avant toute récolte d'amanite.
05 — Confusions

Peut-on
la confondre ?

Oui, avec d'autres amanites jaunes, ce qui complique une identification déjà rendue délicate par sa volve peu marquée.

Amanite citrine (Amanita citrina)
Non toxique par elle-même, mais également déconseillée. Odeur de pomme de terre crue, volve plus nette bien que peu apparente.
Amanite tue-mouches, jeune (Amanita muscaria)
Toxique également. Chapeau rouge orangé à maturité, mais peut être plus pâle et jaunâtre chez les jeunes sujets.
Jeunes amanites mortelles (stade bouton)
Mortelles. Avant l'ouverture du chapeau, la couleur peut être trompeuse. Vérifiez toujours la forme complète du bulbe.
Règle de sécurité
Ne cueillez jamais une amanite jaune sans vérifier la forme de la volve à la base du pied, en le déterrant en entier. Au moindre doute, ne consommez pas.
Toxicité & précautions

Un cousin discret
de l'amanite panthère

Appartenant au même groupe toxinique que l'amanite panthère, elle provoque des troubles généralement plus légers, mais qui méritent la même vigilance.

Ce qu'il faut savoir
  • Toxines : dérivés de l'acide iboténique, comme l'amanite panthère
  • Symptômes : troubles digestifs, parfois neuropsychiques légers
  • Gravité : généralement modérée, mais variable selon la quantité ingérée
  • Confusion : avec l'amanite citrine et de jeunes amanites mortelles
Que faire en cas d'ingestion
01
Contactez immédiatement le centre antipoison ou le SAMU (15), même sans symptôme visible.
02
Conservez un échantillon du champignon, ou une photo, pour faciliter l'identification.
03
Ne faites pas vomir sans avis médical explicite.
04
Surveillez la personne jusqu'à la prise en charge médicale, en particulier un enfant.
Questions fréquentes

Tout savoir sur
l'amanite jonquille

L'amanite jonquille est-elle comestible ?
Non, elle est toxique. Appartenant au même groupe que l'amanite panthère, elle peut provoquer des troubles digestifs et parfois neuropsychiques légers.
Comment reconnaître l'amanite jonquille ?
Chapeau jaune pâle à jaune orangé vif, souvent parsemé de flocons blancs, lames libres blanches à jaune très pâle, pied blanc à anneau fragile, et une volve mal formée avec un ou deux bourrelets au-dessus de la base bulbeuse.
Avec quoi peut-on la confondre ?
Avec l'amanite citrine, aux teintes jaunes proches mais non toxique par elle-même. La volve mal formée de l'amanite jonquille et son anneau plus fragile sont des critères à vérifier attentivement.
Où et quand la trouver ?
Dans les forêts de conifères et mixtes, sur sols souvent sableux ou acides, de l'été à l'automne.
Que faire en cas de doute ?
Ne consommez jamais une amanite jaune sans avoir examiné la base du pied en entier. Au moindre doute, faites valider votre récolte par un pharmacien ou un mycologue.