Amanite citrine (Amanita citrina) au chapeau jaune citron pâle, en sous-bois
Champignon non toxique · Amanitaceae

Amanite citrine
Confusions à risque

Amanita citrina

Toxicité
Non toxiqueSans intérêt culinaire
Saison
Été — AutomnePic en septembre-octobre
Habitat
Bois de feuillus & mixtesAffinité pour les chênes
Odeur
Pomme de terre crueOu radis — indice, pas une preuve
Famille
AmanitaceaeVolve jaune peu apparente
01 — Présentation

Discrète
mais à hauts risques

L'Amanite citrine (Amanita citrina) est un champignon à chapeau jaune citron pâle, très commun dans les bois de feuillus. Elle n'est pas toxique en tant que telle, mais elle ne présente aucun intérêt culinaire et n'est jamais recommandée à la cueillette.

La raison est simple : elle partage la silhouette générale de toutes les amanites — volve, anneau membraneux, lames libres — avec des espèces mortelles comme l'amanite vireuse ou l'amanite printanière. C'est cette ressemblance qui la rend risquée, pas sa propre toxicité.

Elle appartient à la famille des Amanitaceae. Son odeur caractéristique de pomme de terre crue ou de radis aide à l'identifier, mais ne dispense jamais d'un examen complet du pied et de la base.

Toxicité
Faible
Non toxique par elle-même
Identification
Délicate
Confusions dangereuses
Fréquence
Très commune
Bois de feuillus, sous les chênes
02 — Identification

Comment la
reconnaître ?

Aucun critère isolé ne suffit : c'est la combinaison couleur, anneau, bulbe, volve et odeur qui permet une identification fiable.

Chapeau
Jusqu'à 12 cm, d'abord hémisphérique puis étalé, jaune citron pâle, avec des plaques de voile de la même couleur.
Lames
Libres, de la même couleur que le chapeau.
Pied
Élancé, de la même couleur que le chapeau, muni d'un anneau en jupe jaune citron pâle. Base renflée en bulbe volumineux, arrondi et marginé (bord net, comme tranché).
Chair
Blanchâtre ou jaune citron pâle.
Odeur
Nette, de radis ou de pomme de terre crue.
Volve
Jaune, peu apparente — souvent réduite à un simple rebord sur le bulbe, facile à manquer si le pied n'est pas déterré en entier.
Critère absolu
Déterrez toujours le pied en entier pour examiner le bulbe et la volve. Chez l'amanite citrine, la volve est peu apparente : ne pas la voir n'est pas une preuve qu'elle est absente, comme chez les amanites mortelles.
03 — Quand la trouver

Calendrier
de fructification

Elle apparaît de l'été à l'automne, avec un pic marqué en septembre et octobre, selon les conditions d'humidité locales.

Jan
Fév
Mar
Avr
Mai
Jun
Jul
Aoû
Sep
Oct
Nov
Déc
04 — Où la trouver

Habitat
& distribution

Elle pousse dans les bois de feuillus, ou de feuillus & conifères, avec une affinité marquée pour les chênes. Espèce mycorhizienne très commune, elle apparaît souvent en groupes.

Son habitat recoupe largement celui des amanites mortelles avec lesquelles elle est confondue, ce qui explique pourquoi la prudence reste de mise même dans un sous-bois familier.

Précaution
Toute amanite jaune pâle trouvée sous un chêne doit être examinée avec la plus grande prudence. Vérifiez systématiquement le bulbe et la volve avant toute récolte d'amanite.
05 — Confusions

Peut-on
la confondre ?

Oui, avec des amanites mortelles. C'est précisément cette ressemblance qui fait de l'amanite citrine un champignon à éviter, même si elle est inoffensive elle-même.

Amanite vireuse (Amanita virosa)
Mortelle. Blanche, sans les teintes jaune citron du chapeau. La confusion se joue surtout sur de jeunes exemplaires peu colorés ou lavés par la pluie.
Amanite printanière (Amanita verna)
Mortelle. Également blanche, elle apparaît plus tôt en saison mais les périodes de fructification peuvent se chevaucher.
Amanite jonquille (Amanita gemmata)
Toxique. Teintes jaunes très proches de celles de l'amanite citrine, mais volve plus friable et souvent différente au niveau du bulbe.
Règle de sécurité
Ne cueillez jamais une amanite sans vérifier la forme complète du bulbe et la volve. Au moindre doute, ne consommez pas et faites contrôler votre récolte par un pharmacien ou un mycologue.
Précaution & confusion

Pas de syndrome
mais un vrai risque

L'amanite citrine elle-même ne provoque pas d'intoxication. Le danger vient entièrement de sa ressemblance avec des amanites mortelles récoltées par erreur avec elle, ou à sa place.

Ce qui la rend risquée
  • Silhouette identique à celle des amanites mortelles : volve, anneau, lames libres
  • Jeunes sujets parfois pâlis, proches du blanc des espèces mortelles
  • Odeur seule insuffisante pour trancher en cas de doute
  • Volve peu apparente, facile à manquer si le pied n'est pas déterré entier
  • Même habitat que ses sosies dangereuses
Que faire en cas de doute
01
Ne jamais consommer sur la seule base d'une identification isolée ou d'une photo en ligne.
02
Déterrer le pied en entier pour examiner le bulbe et la volve avant toute récolte.
03
Faire valider la récolte par un pharmacien ou une association mycologique locale.
04
En cas d'ingestion accidentelle douteuse, contactez sans attendre le centre antipoison (3114) ou le SAMU (15).
Questions fréquentes

Tout savoir sur
l'amanite citrine

L'amanite citrine est-elle comestible ?
Elle n'est pas toxique en tant que telle, mais elle est sans intérêt culinaire et surtout déconseillée à la cueillette : sa ressemblance avec des amanites mortelles la rend risquée à récolter.
Comment reconnaître l'amanite citrine ?
Chapeau jaune citron pâle avec des plaques de voile de la même couleur, lames libres, pied élancé à anneau en jupe, base bulbeuse arrondie et marginée, volve jaune peu apparente, et une odeur de radis ou de pomme de terre crue.
Où et quand trouver l'amanite citrine ?
Dans les bois de feuillus ou mixtes, en association privilégiée avec les chênes, de l'été à l'automne.
Avec quoi peut-on confondre l'amanite citrine ?
Avec l'amanite vireuse et l'amanite printanière, toutes deux mortelles, ainsi qu'avec l'amanite jonquille, toxique. La silhouette générale — volve, anneau, lames libres — est la même chez toutes les amanites, ce qui rend la confusion facile.
L'odeur suffit-elle à l'identifier ?
Non. L'odeur de pomme de terre crue est un indice utile mais jamais suffisant seul : elle doit être combinée à l'examen du chapeau, du pied, de l'anneau, du bulbe et de la volve.